Mr Mercedes – Stephen King

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Synopsis :

Midwest 2009. Un salon de l’emploi. Dans l’aube glacée, des centaine de chômeurs en quête d’un job font la queue. Soudain, une Mercedes rugissante fonce sur la foule, laissant dans son sillage huit morts et quinze blessés. Le chauffard, lui, s’est évanoui dans la brume avec sa voiture, sans laisser de traces. Un an plus tard. Bill Hodges, un flic à la retraite, reste obsédé par le massacre. Une lettre du tueur à la Mercedes va le sortir de la dépression et de l’ennui qui le guettent, le précipitant dans un redoutable jeu du chat et de la souris.

Mon avis :

Cela faisait longtemps que je n’avais pas lu de Stephen King et je ne l’avais encore jamais lu dans le registre policier/thriller. J’ai trouvé l’histoire vraiment abominable et malsaine et on se rend compte si on ne le savait pas déjà que Stephen King est vraiment un auteur démoniaque ! Le contexte est résolument moderne, ce qui est appréciable. Comme toujours il y a une galerie de portraits qui ne nous épargne rien, du détraqué pervers au flic dépressif en passant sans vouloir spoiler l’histoire, par la nana hyper-anxieuse qu’on croit complètement cinglée et qui va jouer un rôle majeur dans le déroulement de l’histoire.

King est champion pour profiler des personnages pour lesquels on a soit une aversion profonde soit une sympathie inattendue.

Côté intrigue :

J’ai souvent deviné à l’avance ce qui allait se passait, ce qui m’a un poil gâché mon plaisir car j’aime bien être menée en bateau. Il y a quand même du suspense dans ce jeu du chat et de la souris.
Pour mon premier polar de King lu, j’ai trouvé que l’auteur était encore plus effroyable dans ce registre que dans ses livres estampillés « Horreur ». Il n’épargne rien ni à ses personnages ni au lecteur. C’est vraiment le roi du Thiller !

En résumé, un bon polar, qui est le premier volet d’une trilogie, dont je lirai avec plaisir les 2 autres tomes.

Ma note : 16/20.

 

La Fille du train

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Résumé (Babelio)

Depuis la banlieue où elle habite, Rachel prend le train deux fois par jour pour aller et revenir de Londres. Chaque jour elle est assise à la même place et chaque jour elle observe une jolie maison. Cette maison, elle la connaît par coeur, elle a même donné un nom à ses occupants qu’elle aperçoit derrière la vitre : Jason et Jess. Un couple qu’elle imagine parfait, heureux, comme Rachel a pu l’être par le passé avec son mari, avant qu’il ne la trompe, avant qu’il ne la quitte.
Mais un matin, elle découvre un autre homme que Jason à la fenêtre. Que se passe-t-il ? Jess tromperait-elle son mari ? Quelques jours plus tard, c’est avec stupeur qu’elle découvre la photo de Jess à la une des journaux. La jeune femme, de son vrai nom Megan Hipwell, a mystérieusement disparu…

Mon avis :

J’avais d’abord lâché ce livre, le caractère minable d’alcoolique de la principale héroïne du livre m’insupportant au plus haut point. Rachel n’a pas de caractère, elle n’est pas une battante, elle se laisse aller et franchement je n’avais aucune sympathie pour elle.

Seulement voilà, au vu des excellentes critiques du livre, j’ai voulu lui donner sa chance. Et je dois dire qu’une fois fait abstraction du problème Rachel ,  ce livre est un véritable page turner. On veut savoir la suite et encore et encore au fur et à mesure qu’on lit.

Car côté intrigue, c’est un véritable imbroglio. La réalité se mêle aux rêves, la raison laisse place à la paranoïa, et déméler le vrai du faux est comme chercher une aiguille dans une botte de foin.

Bon j’ai quand même vu venir la chute et le véritable coupable bien avant la fin et d’ailleurs les faits se déroulaient exactement comme je les aurais écrits moi-même, ce qui m’a fait bizarre ! Mais ça c’est ma faute car à une époque, je regardais beaucoup trop de thrillers à la télé 😀

Bon, alors pour résumer ce livre n’est pas un coup de coeur et son succès est peut-être un peu trop éxagéré mais il est la promesse de passer un bon moment de lecture !

Ma note : 15/20.

Donna Leon – Le garçon qui ne parlait pas

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Synopsis :

Tandis que les feuilles d’automne commencent à tomber, le vice questeur Patta demande à Brunetti d’enquêter sur une petite infraction commise par la future bru du maire. Le commissaire Brunetti n’a guère envie d’aider son patron à récolter les faveurs politiques, mais il est bien obligé de s’incliner. Puis c’est au tour de sa femme, Paola, de lui présenter une requête. L’handicapé mental employé par leur pressing vient de mourir d’une overdose de somnifères, et Paola ne peut pas supporter l’idée que dans la vie comme dans la mort, personne ne l’ait remarqué ni aidé. Brunetti se met au travail mais, à sa grande surprise, il ne découvre rien sur cet homme : pas d’acte de naissance, pas de passeport, pas de permis de conduire, pas de carte de crédit. Pour l’administration italienne, il n’a jamais existé. Plus étrange encore, sa mère refuse de parler à la police et assure au commissaire que les papiers d’identité de son fils ont été volés lors d’un cambriolage. Au fil des révélations, Brunetti commence à soupçonner les Lembo, des aristocrates, d’être mêlés à cette mort mystérieuse. Mais qui a bien pu vouloir tuer ce malheureux simple d’esprit ?

Mon avis :

C’est la 22ème enquête du commissaire Brunetti, mais la toute première que je lis. Tout commence dans une atmosphère bon enfant, où le commissaire prend un repas en famille. Nous sommes à Venise, c’est le début de l’Automne, le soleil laisse peu à peu place à la fraîcheur. Un « garçon » d’une quarantaine d’années sourd et muet est retrouvé mort. Accident ? Suicide ? Meurtre ? Plus on avance dans l’enquête, plus il y a de mystères à élucider et on ne peut lâcher le livre avant la toute fin, qui met dévoile une monstruosité bien plus vicieuse que la pire des tortures que l’on pourrait trouver dans n’importe quel thriller. Un acte d’une étonnante sournoiserie qui surprend le lecteur.  Une réflexion sur le langage importante également.

Côté personnages, j’ai découvert des policiers finement manipulateurs, avec quelques querelles de « clan ». J’ai aussi appris, qu’il y avait une langue vénitienne, propre à la ville aux gondoles et vaporettos.

Un voyage sans billet d’avion, à savourer chaudement installé dans son sofa, après un bon petit plat. Ce qui est sûr, c’est que j’ai été pleinement conquise par cette « série » et que je lirai les autres enquêtes du commissaire.

Un mot sur l’auteur :

Donna Leon, est née aux USA dans le New Jersey, elle a 73 ans et vit depuis plus de 30 ans à Venise.