Last exit to Brooklyn -Hubert Selby Jr.

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Résumé (Livraddict)

Consacré à la violence qui déchire une société sans amour mais ivre de sexualité, ce livre a imposé d’emblée Selby parmi les auteurs majeurs de la seconde moitié de ce siècle. D’autres oeuvres ont suivi : la Geôle, le Démon, Retour à Brooklyn, toutes parues dans notre  » Domaine étranger « . Last Exit reste le point d’orgue de ce Céline américain acharné à nous livrer la vision apocalyptique d’un rêve devenu cauchemar. Où la solitude, la misère et l’angoisse se conjuguent comme pour mieux plonger le lecteur dans ce qui n’est peut-être que le reflet de sa propre existence. Implacablement.

Mon avis :

J’ai eu beaucoup de mal à aller jusqu’au bout de ce livre. Je l’ai abandonné à 2 reprises avant de finalement le terminer. Ce livre ô combien culte, paru en 1964, décrit tout ce qu’il y a de plus vil, malsain, pervers dans la nature humaine. Des êtres dépravés, menant une vie minable accomplissant tous les vices possibles et imaginables. Une peinture cauchemardesque d’une certaine société américaine de ces années là. Violence, Sexe, drogue et alcool règnent. Un livre complètement amoral à ne pas mettre entre toutes les mains. Ponctué de manière particulière, avec maintes répétitions faites exprès, le style en lui-même n’est pas déplaisant à lire, sinon,  jamais je n’aurais été jusqu’au bout. Mais loin de moi l’idée de crier au génie de l’écriture, n’en déplaise aux fervents défenseurs de l’Auteur décédé en 2004.

Last exit to Brroklyn est un recueil de nouvelles, plus ou moins longues, qui ont toutes le point commun les adjectifs cités dans le début de ma chronique.

J’ai trouvé ma lecture fastidieuse, à la limite de l’infamie. J’ai été choquée et éprouvé du dégoût. J’ai l’impression d’avoir perdu mon temps avec ce livre mais au moins je l’ai lu et je serai apte à en parler. Aussi ignoble qu’il soit, il n’en demeure pas moins une page importante de la culture littéraire.

Bref vous l’aurez compris, je n’ai pas aimé.

Ma note : 8/20 et je suis indulgente.

Désiquilibres synthétiques – Lydia Lunch

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Résumé (Babelio)

« Entre les mutations génétiques, les aléas de l’environnement, la pollution morale, le chaos hormonal et les émotions toxiques, atteindre une agilité fonctionnelle exige une grande maîtrise de l’alchimie. Mon quotidien ressemble à un combat extrême que se livrent plusieurs fluctuations radicales. La compilation de textes commise en ces pages est un échantillon des cris et des murmures qui maltraitent mon cerveau, comme autant de fontaines enfiévrés, intoxiqués par l’essence même de ce qui a empoisonné mon existence. Enjoy. »

Mon avis :

L’ Auteure est une artiste américaine de la scène underground. Chanteuse, Actrice, Écrivaine, elle pratique aussi le spoken word, style apparenté au slam qui consiste à énoncer des textes.

Je connais un peu son univers musical et j’ai été intéressée d’en savoir plus sur elle à travers ce recueil qui mêle anecdotes personnelles, réflexions et pensées, nouvelles et entretiens avec des écrivains disparus ou vivants.

Lydia Lunch a une vraie plume, un vrai talent d’auteur et la lire est un vrai plaisir qu’on ne boude pas. La traduction a été confiée entre autres et d’une manière judicieuse à Virginie Despentes. Le ton est crû bien sûr mais toujours juste donc je n’ai pas été choquée sauf dans le dernier entretien avec un auteur mais  il s’agit d’une entrevue donc ça n’entre pas en ligne de compte.

On peut trouver un message dans ce livre, une ode à vivre sa vie pleinement car cette dernière ne fait pas de cadeau alors il faut en profiter au maximum et ce, quelque soit le contexte.

Pas grand chose à rajouter en fait. J’ai aimé ma lecture et l’esprit de l’Auteure. Point.

Pas de note pour ce livre. Il se vit, il se lit. Point.